Archives d'expositions anciennes

Nue féminin singulier 1993

Peintures de Christine Bonal (3 juillet – 29 août 1993)

Nue. Au féminin singulier. Pas nu – objet, femme exposée aux yeux voyeurs. Nue. Nudité de l’être supris dans la bulle de son sommeil. Nudité confiante dans le cocon chaud de l’intimité. Regard de femme sur une autre femme. Jeux de miroirs, de transparences et d’ombres qui reflètent les mouvements intérieurs de repli, de repos, de répit… respiration de l’âme entre confiance et angoisse. De l’âme, au féminin singulier.

Carnets d'Hiver 1993

Photographies de François Beyssac (3 juillet – 29 août 1993)

Beaucoup trop souvent Usson-en-Forez n’offre aux visiteurs que son visage estival et ses espaces récréatifs de vacances. La commune très largement plaquée à 950 mètres d’altitude, au midi du massif du Forez et ainsi uniquement une station verte de Vacances… d’été. Ses hautes terres sont désertées l’hiver venu, et le plateau séduisant devient montagne difficile pour les “prend l’air”, ceux des pays d’en bas. A la Toussaint, au 11 novembre pour les plus courageux, on rentre les plantes vertes, on coupe les compteurs, on tire les volets, on verouille les serrures “trois points”, aingoissé par la menace d’éventuelles effractions hivernales… puis au voisin immédiat on dit “à l’année prochaine !” en gommant par l’esprit, cette longue durée de l’hiver ! Le bourg entre t-il alors dans une grande période de sommeil, maisons closes et rues vides, et silence trop fort ? Mais le village ne s’éteint pas ne serait-ce que d’une mort provisoire, il vit au quotidien, au ralenti, quelques peu replié sur lui même, l’âme lisse et muette, comme l’aspect mimétiques des façades aveugles des maisons. Il guette ses propres mouvements, il s’écoute avec mystère. L’exposition veut montrer cette crypto-activité hivernale, cette dimension cachée de la vie du bourg, qui pour certains, pour les ussonnais d’un été, d’un week-end, d’un passage sera terre de découverte, et pour les autres les permanents, ceux de l’hiver sera miroir et identité. La commande photographique est passée à un photographe professionnel régional, possédant une véritable connaissance de la commune et de ses habitants. Son père certainement, son grand-père je crois, ont animé, place centrale, un atelier photographique; cet atelier a été le passage obligé pour tous les évènements majeurs de la vie. Aujourd’hui l’atelier est dans la rue, chez l’habitant. Ce sera une recherche des familles d’autrefois, des visages reconnus chez le petit fils, ambitieux échange polysémique entre les photos sépia des groupes de mariage ou de militaires et l’image plus dynamique d’aujourd’hui.

Le site du Puits Pigeot, La ricamarie 1994

Photographies de Jean Cayuela (été 1994)

Découverte du site, paysage insolite aux teintes pastels, tel qu’il apparaît après 50 ans d’une exploitation commencée à 1000 m de profondeur pour se terminer à ciel ouvert.
Matières comparées Katy Marandon, Patrice Lamouille et Christian Le Barrier (juin – septembre 1994) Katy Marandon ouvrage le cuir associé à des tissages de laine en de vastes objets suspendus évoquant une vie profonde et parfois la souffrance. Patrice Lamouille façonne le bronze à la manière de son initiateur, un fondeur de Haute-Volta. Et ses petits per
sonnages cuivrés sont saisissants de vie, de courage, d’obstination. Christian Le Barrier qui oeuvre au Prieuré de Montverdun assemble des matériaux divers : bois, cuirs, grillage, clous, brûlés ou teintés, formant des objets étranges et mystérieux.

Yolande Six 1995

Photographies de Yolande Six (30 juin – 3 septembre 1995)

Les habitants d’un village de l’Yssingelais vus par l’objectif humoristique (et ethnologique) de l’auteur.

Portraits sculpture 1995

Gisela Gradwohl (30 juin – 2 octobre 1995)

La famille allemande de l’artiste en personnages naïfs dont l’âme est aussi sculptée.

Homme de vinyle 1995

Sculptures de Jérôme Hémain (23 juin – 11 novembre 1995)

Une technique originale (paille et feuille vinyle d’ensilage) pour des épouvantails inquiétants dans les jardins du musée.

C DUmas 1995

Gravures Christian Dumas (15 avril – 26 juin 1995)

Gravures de petits formats et monotypes. Minutieuses, précises, très expressives, perdues dans le grand cadre blanc, ces oeuvres forcent l’observateur à s’apesantir sur le sujet.

Histoire du vélo et du tour de france 1995

8 juillet – 3 septembre 1995

A l’occasion du passage du Tour de France sur la commune d’Usson-en-Forez, cette exposition esr une retrospective de la “grande boucle” et une présentation générale de l’évolution de la bicyclette du début du siècle (grand “BI”) au vélo du record de l’heure 1993 de Kris Borman.

Noels 1996

7 décembre 1996 – 6 janvier 1997

Des origines aux Noëls d’aujourd’hui, des crèches au Père Noël… Noël religieux et profane.

Collection privée, le forez 1996

23 mars – 9 septembre 1996

Les oeuvres de la collection personnelle d’Hervé Béal : 33 peintres et 56 oeuvres nous baladent entre classicisme ancien et modernité exacerbée, de Charles Beauverie à Jo Girodon, de Philippe Favier à Emile Noirot, de Crapelet et Henry Gonnard à Christos Kalfas, pour un Forez rêvé ou réel.

Les espaces du silence - Miguel Isla (1996)

8 juin – 31 août 1996

Les sculptures et les peintures d’un artiste espagnol de Valladolid. “Lart de Miguel Isla s’imprègne du polymorphisme contemporain” écrit justement Salvador Andrés Ordax dans sa préface au catalogue de l’exposition. Mais le travail d’Isla est également un art géographique. Ses sculptures notamment concentrent tout l’onirisme des paysages dessinés, fibreux et marbrés de blanc de la Manche et de cette région de Valladolid où Miguel tel un mineur y extrait la première matière de l’oeuvre. Car la matière est l’élément majeur de son travail. Ses formes condensent l’espace, les grains de lumière sont gravides et concentrent pour l’autre, pour nous, le poids immatériel de nos vécus communs.

Et Isla est alors alchimiste et forgeron : les bois lustrés deviennent fer doux, le métal soumis s’incurve et se veine. Il n’y a plus qu’un’ seule anti matière où rêvent l’espace, le silence et nos interrogations maternelles de l’origine. La forge d’Isla devient octroi. Il travaille dans l’autre monde, celui des certitudes vacillantes et délicieuses, celui des Atlantes, celui des Lucifer gardiens… dans le merveilleux de la nature confiante. Et les oeuvres peintes, toujours dans les couleurs inversées du paysage conforme, jouent continûment, pour les guetteurs du passage, le même chant serein de l’Appel.

Henri Pailler Conservateur

Assemblages (1997)

Sculptures de Line Clément (21 juin – 30 septembre 1997)

Des choses que je ramasse pas tout à fait n’importe où… ni n’importe comment, objets déjà riches d’une histoire… je leurs fais jouer autre chose, se connaître, se renconter…

Objets en campagne (1997)

8 janvier – 16 mars 1997

Exposition permettant de montrer des objets insolites, des pièces rares de la collection, de présenter des objets du fonds constitutif du musée…

Et de ce côté, le Forez montueux Textes d’Henri Pourrat, photographies de Daniel Challe (21 juin – 30 septembre 1997) Exposition organisée par l’Association Rhône-Alpes des Conservateurs “De paysages en paysages”.

… Ils ont là-bas, Avec tant de sombres matins, tant de bise, tant de brouillards, Au bord de ce bois qui bleuit sous le vent poussant le nuage, Si loin derrière les pays, et les jours, et plus que cela… Cette dernière phrase tirée du prologue des Vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes, oeuvre majeure de l’écrivain régionaliste Henri Pourrat (né à Ambert, Puy-de-Dôme, en 1887) enferme, dans toute son épaisseur onirique, un peu de la muséographie volontaire de l’écomusée des monts du Forez. Ici, ce sont les objets, les pièces de la collection qui sont artéfacts de la culture de la montagne forézienne, éclats de vie prélevés dans la continuité floue et multiple de la mémoire. Là, ce sont les textes, les images littéraires qui sont les respirations pérennes de la géographie héritée. Les textes, la collection, et les paysages… versus…les mots, les objets et le regard du photographe.

La commande passée à Daniel Challe, photographe qui vit et travaille à Grenoble, vient se fondre dans cette recherche du sensible, dans cette interrogation créative et intime du paysage quotidien, palimpseste, muet et bavard à la fois, de la vie des gens de la montagne.

François ANgeli (1998)

(6 juin – 30 septembre 1998)

François ANGELI (Ambert 1890 – 1974) Ce sont les paysages d’Henri Pourrat qui sont superbement mis en images dans les oeuvres de François Angéli. Ainsi l’Auvergne et le Livradois retrouvent l’identité polysémique qui habite les textes de l’écrivain ambertois.

Patrimoine d'ici novembre (1998)

1998 – septembre 1999

Canton du Pays de Saint-Bonnet-le-Château

Le Service Régional de l’Inventaire (DRAC Rhône-Alpes) a étudié le patrimoine du canton de Saint-Bonnet-leChâteau pendant trois ans. Un ouvrage “Canton de Saint-Bonnet-le-Château, entre Forez et Velay. Loire” a été
édité.

Le musée, à partir de cette étude, a conçu une exposition “Patrimoines d’ici. Canton de Saint-Bonnet-le-Château” qui présente des objets et des oeuvres remarquables, peu ou jamais montrés au public, accompagnés de photographies sur le “patrimoines d’ici”, patrimoine malheureusement trop peu connu. Cette exposition a été saluée par les médias et a été très bien accueillie par la population locale (visites d’associations, d’écoles…). Cette réalisation s’inscrit dans l’émergence de la Communauté de communes du pays de Saint-Bonnet-le-Château. Un programme pédagogique a été conçu en direction des écoles du pays de Saint-Bonnet-le-Château. Les enfants ont été sensibilisés à la notion de patrimoine par la manipulation des objets de la collection du musée, une visite de l’exposition, des «promenades-découverte» du patrimoine local… Puis, les enfants ont restitué leur vision du patrimoine par le biais de maquettes, de dessins… qui ont été présentés dans le musée. 266 enfants ont participé à ce programme.

Ile de Sainte-Marie (1998)

Photographies de Michel Ayrault (7 mars – 14 juin 1998)

Sainte Marie est une petite île malgache de 210 km2 à l’est de la Grande Terre. Elle compte actuellement près de 20 000 habitants qui vivent essentiellement de la pêche et de l’agriculture. Chaque année, l’île doit subir les méfaits de cyclones plus ou moins dévastateurs ce qui rend les conditions de vie encore plus difficiles. Une convention de jumelage avec Saint-Priest-en-Jarez (Loire en Rhône-Alpes) vient d’être signée récemment et c’est dans ce cadre que les photos ont pu être réalisées.

Michel Ayrault a retrouvé dans ses clichés le fonds antique des campagnes que le musée expose, par ailleurs, sous d’autres formes, dans ses présentations muséographiques.

Printemps en forez (1999)

Dessins d’Etienne Desfonds (13 mars – 21 juin 1999) dans le cadre du «Printemps des musées»

L’exposition «Printemps en Forez» a rassemblé une trentaine de dessins représentant la campagne forézienne, de l’artiste montbrisonnais, Etienne Desfonds.

Attention (1999)

Exposition (décembre 1999 – avril 2000)

Usson-en-Forez et le XXe siècle

Un travail de recherche “Laisser aux enfants et aux petits enfants une photographie du siècle à Usson-en-Forez”

Voici l’objectif qui anime depuis 6 mois la population d’Usson-en-Forez qui s’est mobilisée pour apporter des souvenirs, retrouver des photographies et des objets, témoigner, faire des recherches ou écrire des textes. Avec l’appui de la municipalité et de l’écomusée, un ouvrage et une exposition sont en train de voir le jour.

De grands thèmes se dégagent comme l’agriculture, les activités artisanales et industrielles, les fêtes, les transports ou le tourisme. Des documents apparaissent : photographie de la classe de 1931 ou du char en paillons du corso d’août 1929, publicité d’une fabrique de dentelles, menus gargantuesques de 1912… Et les souvenirs émergent, on rie beaucoup en se rappelant quelques incidents et farces, on regrette de ne pas avoir fait cela plus tôt, les anciens se sont tus et, sur les photographies, certains visages restent sans nom… Il est temps de rassembler les moments forts de la commune. Une exposition et un ouvrage L’exposition accompagne ce lent travail de retrouvailles avec la mémoire de la commune, elle est conçue de façon évolutive : les vitrines peuvent se transformer ou s’agrandir avec la découverte de nouveaux objets.
De cette façon, l’exposition sera véritablement achevée à la fin de son existence, le jour du lancement du livre Un siècle de vie à Usson-en-Forez ! Des journées portes ouvertes Chaque mois, l’entrée du musée est gratuit pour les Ussonnais, mais aussi pour tous les curieux. Les visiteurs peuvent ainsi suivre l’évolution de l’exposition.

Lumières du forez (2000)

Lumières du Forez

Dominique Marchiset (1er juillet – 30 novembre 2000)

« L’écriture de lumière qu’est la photographie traduit la beauté des ondes lumineuses et magnifie ses jeux de lumière. Dans le Forez, au détour des chemins, sur les coteaux ou sur les hauteurs, je vous invite à regarder des moments de communions que j’ai passé avec la nature le coeur ouvert à la lumière. » L’exposition “Lumières du Forez” rassemble une vingtaine de photographies sur le Forez où Dominique Marchiset a capté les effets de la lumière mais aussi de l’eau et du vent. Le résultat? Des images émouvantes, des images volées à des recoins de nature désolés, des images fantastiques d’histoires merveilleuses…

Mémoire d'armoires (2000)

juin – novembre 2000

Pour la première fois, une exposition est consacrée à l’armoire caractéristique du sud des monts du Forez. Deux types d’armoires coexistent en fait sur ce territoire : le modèle fabriqué pour une clientèle bourgeoise influencé par le style stéphanois et lyonnais et un modèle plus tradionnelle en bois blanc au décor plus primitif. Une exposition sensorielle Une vingtaine d’armoires de différentes factures provenant de collections privées ou publiques, des outils, des documents iconographique (relevés, photographies, dessins), des archives, mais aussi des sons, des témoignages, des odeurs, des bois à caresser, des portes à entrouvrir…

Le "printemps des musées" (2001)

Le “printemps des musées”

A l’initiative du ministère de la culture, l’opération “le printemps des musées” aura lieu le dimanche 1e avril prochain. Le “paysage” est le thème national retenu pour cette édition. Pendant tout le mois d’avril : une exposition de photographies sur les paysages du pays de St-Bonnet le Château, dans les années 70, clichés réalisés par le père Dumas. (Ces documents sont rentrés dans les collections du musée lors du travail d’édition de l’ouvrage “chronique d’un siècle”).

C'est le printemps (2001)

1er avril – 5 juin 2001

Le musée souhaite montrer les oeuvres d’un jeune artiste ligérien, Serge Mazet, qui après de nombreuses expositions dans des galeries sera exposé dans un musée pour la première fois.

“Ma peinture, c’est l’envie de vivre. L’émotion à vif, la joie renouvelée, donner à voir du bonheur. C’est une débauche de couleurs; la luxuriance de la campagne, l’air vivifiant, l’herbe grasse, verte, épaisse, humide. C’est la toile débordante de peinture, la vivacité du trait. Je vais à l’essentiel en regardant la globalité du sujet, en recherchant la profondeur de l’espace pour saisir la spontanéïté de l’instant présent. Les animaux de la ferme ont quelque chose de familier. Ils nous renvoient à l’enfance en reflétant les émotions sans masque : curiosité, fantaisie, joie, crainte, peur, tristesse, plénitude. Avec la peinture comme moyen d’expression, j’exprime ce que je ressent en y mettant toute mon énergie avec franchise.”

Paysans et/e contadini (2001)

1er août – 31 décembre 2001

Opération initiée par le Conseil général de la Loire: “La Loire: terre d’Italie”.

Cette exposition n’est pas un inventaire destiné à présenter tous les outils se rapportant à telle ou telle opération culturale. Il s’agit plutôt d’un essai de présentation comparative d’outils paysans relativement connus (outils maniés et attelés) tels que le tombereau, l’araire, la charrue, la faux, la faucille, etc… issus de deux régions agricoles: le Piémont italien (Valle de Gesso) et le Forez de la montagne. Lors du parcours d’exposition, le visiteur va prendre conscience que l’autonomie des techniques (ici, la technologie agricole), la définition et l’évolution des formes fonctionnelles, les choix et la diversité des matériaux, les gestes mêmes du travail sont des concepts universels et souvent bien relatifs.

En effet, le progrès, les emprunts, la diffusion des matériels et des outils obéissent à un déterminisme socio-géographique fort et permanent qui “gomme” les trop grandes disparités techniques. Car les gestes paysans s’inscrivent dans la grande histoire de l’humanité. Sur le fonds commun des campagnes, chaque peuple, dans son propre espace, dans la conduite quotidienne des cultures nourricières, construit son histoire et ses traditions autour de minces particularismes locaux. Et ces petites fractures dans l’activité paysanne mondiale offrent à l’homme des territoires à sa main, à son échelle…

Déclic quotidien (2001)

29 juin – 31 décembre 2001

Exposition de photographies. Au mois d’août 2000, une troupe de théâtre est partie en Bosnie-Herzégovine organiser des animations pour les enfants d’un camp de réfugiés à Doboï-Istok. Forts de cette expérience, quelques membres du groupe ont décidé de pérenniser cette rencontre en confrontant le regard des enfants de Usson à celui des enfants de ce camp.

Images d'une foire (2002)

juillet – décembre 2002

La foire aux chevaux à Fay-sur-Lignon (43) Photographies en noir et blanc de Michel Ayrault et Daniel Marion qui reflètent l’ambiance d’une foire qui a lieu tous les 20 octobre depuis de nombreuses années. Les trois places du village sont totalement occupées par les nombreux chevaux destinés à la boucherie, les juments et les étalons destinés à la reproduction ou aux centres équestres, des poneys et des ânes que des particuliers possédant un pré choisiront pour plaire à leurs enfants. On y voit même quelques lamas ces dernières années… Michel Ayrault, enseignant-chercheur à l’université de Saint Etienne et Daniel Marion, enseignant à la retraite sont deux photographes amateurs qui aiment la rudesse du plateau de Fay et les traditions qui se perpétuent.

La saga des marmites - Poëles, casseroles, cocottes, chaudrons et autres cassots ... (2002)

 

29 juin – 3 novembre 2002

« Thème de l’exposition : ethnologie Avec “Histoires de casseroles. Poëles, chaudrons, marmites et autres casseroles”, l’écomusée des monts du Forez poursuit l’exploration de la culture au quotidien. Ce projet d’exposition permet de croiser l’histoire des formes avec celles des matériaux tout en abordant l’univers de l’intérieur forézien, le rôle de la femme, les expressions populaires d’origine culinaire … sans oublier la cuisine
traditionnelle et les fabriques et designers d’aujourd’hui. Du cru au cuit, le pas est décisif. Ce bouleversement des comportements alimentaires, s’appuie sur le feu. Cet élément providentiel modifie complètement les modes de préparation des aliments et constitue la première étape de la cuisine. Le parcours d’exposition retrouve tout naturellement celui de l’histoire des modes de cuisson (de la cheminée à la plaque à induction) marquée par des générations successives de matériels culinaires : la marmite fait place à la cocotte, la fonte noire et le cuivre étamé s’effacent devant l’aluminium, la tôle émaillée, l’acier inoxydable…

Trames de vie (2002)

Trames de vie Isabelle Millet

27 avril au 16 juin 2002

« Tissage, tissure, texture, tressage, structure, étapes, traces, existence … Thème de l’exposition : art contemporain Originaire de la Haute-Loire, région où la dentelle à la main a une longue histoire, le tambourinement des fuseaux, la danse frénétique des doigts au-dessus du carreau ne m’étaient pas inconnus. Souvenirs de grand-mères, d’arrière-grand-mère même. « Mon travail plastique se tisse à trois brins, entre peinture, dentelle et tissu. Ce sont des choses, vieilles et ordinaires qui s’exposent dans mes tableaux : cartons usés, échantillons de dentelle oubliés, torchons raccomodés draps rapiécés… Touchée par ces matièrres, ces couleurs, ces trames, j’ai utilisé la peinture pour faire revivre ces trésors laissés dans au fond d’une malle ou d’une armoire et leur rendre hommage. iIs nous racontent de fabuleuses histoires car le banal peut être extraordinaire. Si on le regarde bien, avec des yeux neufs, “ces petits faits insignifiants et délicieux qui forment le fond même, la trame de l’existence” (Maupassant). »

Isabelle Millet

Les anges musiciens à l’Hôpital Photographies de Dominique Marchiset (2003)

 

avril – septembre 2003

Faire entrer la musique vivante et la mémoire du 20e siècle dans les couloirs et les chambres d’un hôpital gériatrique ! Aujourd’hui, les photographies de Dominique Marchiset portent témoignage des moments passés entre les résidents, le personnel…les musiciens… Si le geste est hésitant et la démarche maladroite, si le corps semble, parfois, refuser ces instants volés au quotidien, le regard traduit toujours la disponibilité, l’accueil, la connivence et le bonheur furtif et intense qui accroche le présent au vécu de chacun. Et c’est toute la mémoire du siècle qui surgit ainsi dans leurs yeux. La musique apporte le bonheur immédiat et la collection du musée égrène sans nostalgie un passé qui s’éfface, une part intime de soi, une richesse qui construit nos lendemains.

La Loire des Ligériens (2003)

8 juillet au 11 août 2003

Réalisation Médiathèque Départementale de Montbrison. Sauvage et libre, impétieux ou tranquille, un mince filet d’eau devient un long fleuve. Il a donné son nom à notre département…

L'empreinte des générations (2004)

L’empreinte des générations

novembre 2003 – avril 2004

25 photographies en noir et blanc, réalisée par Bernard Coutanson.
“Je découvrais la photographie à 24 ans, et par elle, j’allais redécouvrir l’empreinte de ces générations qui nous avaient précédées… retrouver l’émotion de ces instants vécus et leur souvenir au plus profond de moi même… … je retrouvais chaque fois cette sensation de tranquilité, de charme discret, dans les gestes, dans les formes… cette harmonie entre les hommes, le rythme de leur démarche, de leurs travaux, et celui de la nature, du temps, des saisons…”

Redécouverte d'une voie oubliée (2004)

Redécouverte d’une voie oubliée

décembre 2003 – avril 2004

La voie ferrée entre Estivareilles et Pontempeyrat. Sous forme d’une trentaine de dessins graphite, une reconnaissance des paysages a eu lieu à partir de la carte I.G.N. Sur plusieurs mois, au fil des saisons et des humeurs du temps, le résultat apparaît comme une analyse minutieuse du sujet, et une réflexion sur l’édification d’un tel ouvrage, de son fonctionnement, de son abandon…

Cueillir la montagne, la montagne nourricière (2004)

Cueillir la montagne, la montagne nourricière

mai – décembre 2004

La montagne du Forez est peuplée de “simples”. On y a cueilli parce “qu’il a bien fallu vivre”, depuis les lichens pour la parfumerie jusqu’aux feuilles de frêne pour les rhumatismes, en passant par les violettes, la reine des près, l’arnica, la digitale, la gentiane, les fleurs de genêts, les narcisses, sans oublier myrtilles, mûres et champignons…

Paysages du Haut-Forez (2004)

Peintures de Roger Vergeot (mai – décembre 2004)

“J’ai débuté très tôt sur le petit port d’Etaples, attiré par les reflets de l’eau et de la vase où dormaient les barques ventrues de la Côte d’Opale… … quand je suis arrivé en Forez en juin 2003 à Apinac où je réside désormais, je fus envoûté par le décor qui se présentait à moi. Il y avait un tableau à faire à chaque tournant de la route. J’ai parcouru à pied les environs d’Apinac et plus loin en Forez avec le camping-car, constamment émerveillé. Ainsi, fidèle à une vieille technique, j’ai d’abord réalisé de petit croquis sur place puis des plus grande esquisses en noir et blanc pour finalement entreprendre la série que je présente aujourd’hui.”

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